Good morning New-york city!

AUJOURD'HUI A COMMENCÉ HIER
Demain commence aujourd’hui, plus exactement, aujourd’hui a commencé hier. New York se situe entre le début de son histoire et l’horizon. Le commencement est bien précis, la suite n’est qu’une continuité sans fin… New York est une cité aux multiples horizons, quels que soient les points cardinaux qui s’offrent à notre visuel. Aujourd’hui, le seul obstacle s’avère être les nuages gris, plutôt menaçants. Seule véritable menace potentielle qui plane sur la ville. L’horizon uptown et downtown sont dégagés, il n’en est pas de même pour l’horizon overtown.
Comme chaque matin, je descends en bonne compagnie le Frederick Douglass boulevard, longuement cette fois, jusqu’à la 72ème rue d’où je prends le métro. Changement de rame pour sortir dans le quartier des joailliers au cœur de la cité, au cœur du coffre-fort. J’accompagne Jacques sur l’esplanade de l’Union Nation et de saluer l’ancien ambassadeur du Pakistan. Sa courtoisie, son élégance et sa classe suggèrent, sans quiproquo, son rôle de diplomate.
Je remonte la first avenue pour prendre le funiculaire suisse, un clin d’œil en passant aux montagnes, pour traverser une partie de l’East river et de débarquer sur Roosevelt Island. Les cerisiers en fleurs et l’audace des écureuils rendent cet endroit charmant. Le square débouche sur le buste de Franklin Roosevelt, à l’écart de l’effervescence de la ville. Au loin j’entends la rumeur, puis le chant des sirènes qui me rappellent inlassablement. Je succombe, je reviens au centre de la cité… Je prends la 57ème rue et je débouche sur Central park… J’y passerais l’après-midi. Les arbres sont en fleur, je prends le temps de relire des passages de ‘’ Moon Palace ‘’. Oui, sans aucun doute, je reconnais l’endroit, rien à changer. Je marche un peu à travers les longues pelouses, je tombe sur ce lac aux allures genevoises. Je quitte Central park et remonte jusqu’à la 132ème rue mon point de chute, non, plutôt mon point d’ancrage.
Tout à l’heure, c’est soir de match…